Définition

cropped-guide-du-tatouage-homme-conseils-et-idees-pour-choisir-un-tatouage.jpgLe tatouage est un dessin réalisé sur la peau. La technique veut que le tatoueur injecte de l’encre dans la peau de la personne à l’aide d’une aiguille.

Une fois tatoué le motif restera à jamais sur votre corps c’est pour cela que le plus souvent il s’agit d’un symbole important pour celui qui le porte. Le mot tatouage provient du mot tahitien Tatau qui signifie marquer, dessiner dans la peau.

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Un art ancestral

Son histoire est très difficile à retracer, car même s’il s’agit d’une pratique ancestrale et que les corps humains sont modifié depuis la nuit des temps, on ne peut pas encore la situer avec exactitude dans le temps, car peu d’historiens se sont consacrés à sa découverte et son évolution.

454px-MaoriChief1784Toutefois, on peut situer les premiers tatouages au niveau de la préhistoire. En effet, en 1991 a été découvert dans les Alpes Italiennes le corps momifié d’un chasseur néolithique piégé dans le glacier de SIMILAUN, datant de 5300 av. J.-C. Il a été relevé sur lui la présence de petits signes très stylisés et schématiques. Il s’agit du plus vieil exemple de tatouage. Il a également été établi que ces tatouages avaient été pratiqués dans un but médical et avaient une fonction thérapeutique, car situés au niveau des articulations et pouvant donc avoir un effet sur l’arthrose.

Avant cette découverte, le premier tatouage se situait en Égypte avec une momie de 2200 av. J.-C., dont le corps était entièrement tatoué de motifs décoratifs, mais ayant un but plutôt sacré et religieux.

La découverte en Asie centrale d’une momie datant de 500 av. J.-C. offrait, elle, des représentations de créatures imaginaires.
Il est donc réellement difficile de situer précisément le début de cette pratique, ceci aussi bien d’un point de vue historique que géographique.

Ces découvertes confirment le caractère ancestral de cet art. Dans la religion catholique la célèbre marque de Cain donne naissance au tatouage. Pour punir Cain d’avoir tué son frère Abel Dieu décide de marquer le premier meurtrier de l’humanité d’une marque indélébile : « L’Eternel lui dit : Si quelqu’un tuait Caïn, Caïn serait vengé sept fois. Et l’Eternel mit un signe sur Caïn pour que quiconque le trouverait ne le tuât point »

Une marginalisation

Mais, partout où le tatouage s’est manifesté il a contribué à marginaliser ses adeptes d’une certaine façon. Il servait à distinguer les classes sociales, à marquer le passage d’un état à un autre, à identifier les esclaves ou encore les criminels…

En occident, dès le 8ème siècle, les marques corporelles d’inspirations païennes sont bannis par le clergé, qui durant cette époque, diriger la société, car pour eux « on ne modifie pas le corps que Dieu nous a donné ». Dès lors, il associe le tatouage aux peuples dit « non-civilisés ».

tatouage-fleur-de-lis050En France, jusqu’à la fin de l’Ancien Régime (et même encore sous l’Empire), la marque sur le corps est la sanction d’un crime. Le Code noir, préparé par Colbert et publié après sa mort à la fin du XVIIe siècle, prescrit le marquage des esclaves fugitifs d’une fleur de lys en signe de propriété de leur maître. Les tatouages de servitude, les inscriptions punitives, les marques d’infamie sont autant d’injonctions à se soumettre à la loi d’un corps devenu objet, d’un être déchu de ses droits, littéralement exclu de la société. Cette stigmatisation oeuvre au repérage des individus considérés comme dangereux, malsains, dont il convient de se méfier. Le tatoué étant ainsi associé au marginal aux mœurs plus que suspectes, à l’opposant à l’ordre religieux, politique ou social, à l’esclave, au délinquant, au criminel. La traite des Noirs espagnole, portugaise, néerlandaise, anglaise et française use des inscriptions infamantes. Les maîtres marquent leurs esclaves de leurs propres initiales afin d’en assurer l’identification en cas d’évasion. Ainsi, le tatouage a longtemps marqué d’un sceau infâme, déshonorant la chair des sujets « déviants » considérés comme douteux, immoraux, « sauvages » ou violents.

En dépit de cet usage imposé par le dogme, de nombreux individus ont délibérément choisi cette marque tégumentaire dissidente. Symbole de reconnaissance et d’affiliation à un groupe antisocial, le tatouage opère comme un signe de marginalisation volontaire qui « répète une volonté de se détacher du reste de la société »

Toutefois, le statut profondément négatif du tatouage en fait parallèlement une pratique transgressive qui, dans certains contextes, se révèle particulièrement opérante. En effet, se tatouer est un acte fort (à la fois physique et symbolique) : en faisant effraction, déchirure dans la surface lisse du corps, le tatouage s’énonce comme une provocation manifeste, un cri offensif ou une stratégie défensive. Le signe-stigmate devient une arme encrée qui permet au sujet d’affirmer épidermiquement une opposition, de matérialiser une résistance, de s’inventer une peau-armure.

Prisons, bagnes, camps de concentration sont des lieux où les corps sont 240px-Auschwitz_survivor_displays_tattoo_detailsoumis, torturés, désoeuvrés, déshonorés, déshumanisés, détruits. Dans ces situations où l’homme devient bétail, objet ou cadavre, agir sur son corps permet de reprendre un certain contrôle, de se réapproprier sa dignité d’homme tout en faisant front à l’oppression.

Paralysés par l’enfermement, soumis à un déni d’identité, privés de tout contact sensoriel, subissant violences physiques, psychiques et humiliations, les prisonniers, les déportés font de leurs peaux un médium de communication, d’expressivité, une façon de dire l’impossible à dire. La peau prend la parole quand l’individu ne peut s’exprimer autrement.

Par le tatouage, l’individu transforme sa faiblesse, sa servitude, son supplice en expressionnisme offensif et à stratégie existentielle. Le tatouage exprime alors la haine de la police, de la justice, d’une hiérarchie, d’un régime politique ou de la société toute entière tout en révélant une reprise en main de sa propre existence. Par exemple, un point sur la première phalange de chaque doigt signifiera : « J’emmerde la justice jusqu’au bout des doigts » hbjk; trois points en triangle : « Mort aux vaches », sans compter les phrases tatouées affichées sans aucune ambiguïté : « Ma haine aux gradés », « J’emmerde la justice », « Ni Dieu ni maître », « Vaincu mais non dompté », « Sans pitié » ; ou encore le simple mais néanmoins efficace « Merde » que se gravaient dans la paume de la main droite, en général. Le sujet devient son propre tortionnaire, son propre bourreau : il affirme pour un dernier instant son identité et sa révolte viscérale en faisant lui-même le choix de sa torture ou de sa mort. Cet usage du tatouage fait du corps un lieu où s’effondrent toute autorité, toute emprise, tout pouvoir. Le corps se transforme alors en instrument politique.

Le tatouage est considéré vieux comme la monde et a eu autant de symbolique que de formes : cartes d’identité, rites de passage, remède thérapeutiques ou encore symboles religieux. Par exemple, les indigènes tahitiens se tatouaient afin de s’accorder les grâces, la protection et les faveurs de leurs dieux.

Par la suite, le tatouage n’a jamais vraiment était accepté avant la fin du XXeme siècle en occident. Au contraire, il accentuait l’image de marginalité, et certains groupes sociaux y ont vu une façon de pouvoir affirmer leur retrait vis-à-vis de la société, comme « les bikers » (groupes de motards) , « les mods »(groupes prônant la vie festive « way of life ») ou encore « les rockers »(groupes marquant leur appartenance à la culture Rock’N’roll). En revanche, le tatouage se développe particulièrement au Japon. D’abord utiliser pour marquer les criminels, le tatouage devient une forme d’art à part entière.

Du spirituel à l’esthétisme

Au fil des siècles suivants, le chemin semé d’embuches du tatouage continu. Malgré l’engouement général pour cet art, celui-ci met du temps à se répartir. La lenteur de la procédure, la douleur endurée par le tatoué, sans oublier les risques d’infection, pouvant mettre en danger la vie des courageux, freinent quelque peu la propagation grandissante du tatouage.

SamC’est à la fin du 19ème siècle que Samuel O’Reilly bouleverse et requinque le monde du tatouage en inventant la machine à tatouer électrique. En plus d’être une révolution, cet appareil diminue considérablement les risques d’infection et permet de se tatouer en subissant une douleur moindre, voire tout à fait supportable. De part cette invention révolutionnaire, certains aristocrates d’Europe, fasciné par cette pratique, s’y adonnent. En effet, les européens apprécient énormément les marques et dessins des explorateurs et marins revenus de pays lointains. C’est donc dans les villes portuaires anglo-saxonne que les premières échoppes apparaissent, où les marins en bordée associent à leurs beuveries et bagarres, un tatouage devenu rituel.

Les marins naviguent des ports aux bagnes, et c’est ainsi que, dans les pays latins comme la France ou l’Italie, se dessine le tatouage de prison. Le symbole des aventuriers est devenu la marque des mauvais garçons. Le tatouage est la marque des gros durs, la peau sillonnée de têtes de mort à la sortie des prisons, qui portent sur eux les traces de leurs méfaits et de leur vécu.

soa_vie-de-bikersLes années passant, ce sont les soldats, envoyés loin de leur pays natal, qui adoptent le tatouage dans la fin des années 40, début 50. Ces héros prennent ces marques comme une armure, et choisissaient des modèles assez simples et traditionnels, tel que des symboles de liberté. Les vétérans, utilisant la moto comme moyen de transport, se sont fait catégoriser comme bikers. C’est ainsi que ce groupe s’est créée, et, au fur et à mesure, ne comptait plus uniquement des militaires, mais une grande partie de rebelles. Ils se sont donc réappropriés le tatouage pour exprimer leurs indépendances ainsi que leurs volontés de sortir du rang, mais aussi pour affirmer leurs images de « bad boy ». Ils se tatouaient généralement des pin-ups, ou encore les emblèmes ou les noms de leur gang et deviennent en quelque sortes la vitrine du tatouage.

Dans les années 60, on assiste à la première révolution du tatouage, à San Francisco, grâce aux mélanges des hippies, des rockers et de l’avant-garde underground de l’époque mais aussi grâce aux pionniers de l’aiguille comme Lyle Tuttle, artiste tatoueur. Les premiers tatoueurs étaient itinérants et se promenaient avec des « carnets de voyage », lesquels leurs permettaient de montrer leurs dessins à leurs clients, qui se faisaient tatouer où ils pouvaient, souvent dans des endroits inappropriés.tumblr_m5771sNT4c1r7s2kso1_1280

La libération des femmes, à la fin des années 60, à aussi permit au tatouage de se propulser à son niveau de popularité que l’on le lui connaît aujourd’hui. Notamment dû à leur exigence plus accrue, mais aussi par leurs demande de motifs plus personnels qui finiront par susciter l’intérêt de plus en plus de personne.

Dans les années 70, le tatouage devient bien plus qu’une mode, mais une culture. Notamment chez les punks ou encore les skinheads qui sont devenu la nouvelle affiche du tatouage.punk-9

  • Le mouvement punk tiens ses racines d’ Amérique. Ils abusent du tatouage afin de provoquer, choquer, et l’utilise pour exprimer leur mépris de la société et leur dissidence. Ils furent notamment connus pour se faire tatouer la phrase « marche ou crève », qui était déjà présent dans les tranchées de la première guerre mondiale.

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  • Les hippies, tenant aussi leur origine d’Amérique, se tatouent plus dans un but personnel de séduction. Leurs tatouages miment le rapprochement sexuel, l’érotisme et l’attirance avec le monde par des figures très psychédéliques, comme des fleurs, des astres, des mots de paix, d’amour ou encore de liberté. Les hippies sont très actifs politiquement, notamment concernant la guerre du Vietnam, et n’hésite pas à lutter pour leurs idées.

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  • Chez les skinhead, qui pour leur part, tiens leur origine de Grande-Bretagne, est un mouvement multi-culturel, multiracial et apolitique, affirmant leur appartenance au prolétariat s’inspirant de la classe ouvrière ; la base du mouvement prolétaire et antiraciste voulant l’émancipation par la fraternité et la solidarité véhicule la marginalité et use du tatouage.

A cette époque, le tatouage était encore illégal dans beaucoup d’état, comme à New-York par exemple, et permettait de se positionner dans la société, affirmer leurs opinions mais aussi à revendiquer son appartenance à une culture, une tribu ou un mode de vie, comme vu ci-dessus. Cet art était choquant, mais acceptable pour la population.

Le tatouage s’exhibe, notamment grâce aux groupes de musique, de rock’n’roll ou de punk par exemple, qui passent des sous-sols au stade. Les tatoueurs deviennent à leurs tours des stars, augmentant ainsi le nombre de tatoués.

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L’ère de la banalisation

Petit à petit, la culture hip-hop rentre dans le milieu du tatouage, à la plus grande surprise des tatoués/tatoueurs.kid-ink

Ce geste, à entraîné le show business à tenter l’expérience, qui se sont fait, à leur tour, suivre par les stars. Le côté « mauvais garçon » auquel s’apparente le tatouage est désiré par tout le monde. C’est ainsi que le look rebel monte sur les podiums de la haute couture rendant le tatouage « cool ».

Les marques ainsi que le monde de l’image s’accapare eux aussi le tatouage le rendant moins intimidant . Enfin, le tatouage se transforme en une lubie qui se répand dans presque toutes les couches sociales, y compris dans la haute société.

Le tatouage a connu, à travers les siècles, de nombreuses significations et évolutions. De marque d’appartenance à une tribu, au signe de l’esclavage et de l’humiliation, celui-ci a bien sûr évolué selon les époques et selon les lieux.

Dans certaines parties du monde, la valeur du tatouage reste inchangée depuis la Préhistoire. En revanche, on ne peut pas dire que c’est le cas dans notre monde occidental. En effet, l’inscription corporelle a subi des mutations considérables tout au long de son parcours. Actuellement, le tatouage a perdu sa signification première, pour devenir un effet de mode, une appartenance à un groupe. Cette situation a atteint une telle ampleur, que des gens tatoués depuis des années, enlèvent leurs tatouages, pour ne pas être mêlés à un conformisme ambiant.

JPG-COCA-e1340632423433Depuis les années 1980, les médias ont largement contribué à changer la vision des tatouages, du moins pour la jeunesse. Leur envie était de se singulariser par apport au reste de la société, de devenir unique face à un monde tendant au conformisme. Ceci diffère des tatouages tribales, qui avaient une signification d’appartenance à un groupe ou caractérisant une tranche d’âge ou un évènement donné.


Cependant, depuis quelques années, cette manière de se différencier du groupe a fini par donner naissance à un phénomène de mode. Nombre sont les jeunes qui se tatouent pour faire comme les autres ou pour être remarqués en oubliant le fondement même du tatouage, la signification inscrit ad aeternam vitam sur la peau. Pour cela de nombreux jeunes regrettent leur acte peu de temps après leur passage chez le tatoueur. Bien qu’il existe différents moyens de « détatouer » (laser, ablation chirurgicale, trempage, …), ils sont dangereux et laissent souvent des cicatrices.

LTR-2Dans notre société de consommation, tout prône la perfection, l’idéalisme d’un corps parfait. Le sport, le maquillage, les régimes, etc…, tout ceci répété sans cesse dans notre environnement, pousse les personnes dans un sentiment de contrôle et de transformer notre corps selon nos envies, banalise le tatouage. L’individu veut s’individualiser du reste du monde, mais face aux regards des autres, il s’oblige inconsciemment à suivre une doctrine, et devient finalement aussi banal. Malgré cela, les gens pensent toujours prendre leurs décisions seuls, le poids de la société reste tout de même présent.

Phénomène de mode

Pendant longtemps, le tatouage était le signe des marginaux, des rébus de la société. Aujourd’hui ce n’est plus le cas, pourquoi ?

Premièrement, il faut savoir que le tatouage est plus largement diffusé qu’auparavant. Stars mondiales tatouées de la tête aux pieds, salons de tatouage à proximité, influence de groupes ont donné aux jeunes l’envie de reproduire sur leurs corps, cet effet de mode.halle

Malgré cet effet de mode, on constate que derrière cette démarche, il y a toujours, au départ, un but bien précis. Il peut s’agir d’une affirmation identitaire, d’un geste symbolique inconscient ou encore l’envie de s’autonomiser du cercle parental. En effectuant, un tatouage, l’individu fait savoir à son entourage qu’il veut prendre possession de son corps. Désormais, il pourra décider lui-même de son devenir, sans forcément se sentir, « contrôler » par autrui. Parfois, on peut traduire cela par une envie de révolte : le fait que les parents ne soient pas d’accord ou même pas au courant, prend une part importante du processus d’individualisation.

Depuis sa naissance, le nourrisson est influencé par son environnement direct, la relation privilégié qu’il entretien avec sa mère est une part importante de la formation du Moi (libre arbitre) et la mise en place du Surmoi, qui tend à la perfection des agissements de l’individu. Les soins matériels de la mère lui permettent de construire les bases de son image souvent bouleversées à l’adolescence.

La peau fait office de barrière entre les deux, protégeant des menaces extérieures. Le tatouage permettrait à l’enfant, une fois devenu adolescent, d’investir son corps, en abordant dans un climat de sécurité la vie. La mère peut donc influencer les agissements esthétiques de son enfant. Pour devenir un adulte, le jeune doit être rassuré et ne pas avoir d’angoisse sur son identité, ce serait en quelque sorte le moyen de sortir de l’enfance, et de la protection maternelle.

Il existe toute sorte de tatouages, et quelques en soit la venue, la période ou la forme qu’ils prennent, ces derniers en disent beaucoup sur la personne.

Souvent, les parents ont une image négative du tatouage, ils l’associent aux sadomasochistes, à l’homosexualité (pénétration de l’aiguille dans la peau), signe de marginalité ou de révolte face à la société. Rares sont les parents, non-tatoués, qui encouragent le jeune, certains le font, discutent avec leurs enfants pour bien comprendre la démarche, certains l’accompagne même jusque chez le tatoueur.

En effet, le tatouage marque de façon permanente, un affect, une amitié, une histoire ou une connivence. L’adolescent montre qu’il peut prendre des risques, écrire une histoire sur son corps, prendre une initiative autonome.le-puzzle-ne-se-resout-que-s-ils-sont-reunis

Le tatouage et la société

Dans notre société, les marques corporelles semblent faire l’objet d’une nouvelle « fascination ». Autrefois arboré par les classes dites « malfamées », de nos jours, cette forme d’art est utilisée de différentes manières. Cependant, dans chaque situation, on constate que le tatouage joue le rôle soit de parure ou de bijoux, soit d’amélioration de notre corps. En effet, certaines personnes, mal dans leur peau, voit dans cette pratique une forme de renaissance. Le fait d’être tatoué leurs donnent l’impression d’avoir un corps « neuf », d’être quelqu’un d’autre, quelqu’un de mieux.

Actuellement, le tatouage connaît un succès fulgurant. L’idée que le corps humain est « un objet malléable » pénètre les jeunes générations. Ces générations grandissent dans une ambiance intellectuelle qui voit le corps inachevé, imparfait. C’est pourquoi elles pensent devoir le rendre plus beau, le compléter avec un style propre à chaque individu.

imagesD’ailleurs, le tatouage n’est plus uniquement réservé aux gens dit « mauvais ». L’engouement général pour les inscriptions indélébiles investit l’ensemble de nos sociétés et plus particulièrement les jeunes. Si malgré tout, le conflit d’interprétation demeure, c’est parce qu’il est lié entre les idées des anciennes générations et celles des nouvelles.only_the_brave_tattoo_models

Le tatouage change radicalement de statut. On le voit partout : publicité, mode, cinéma, culture et dans le sport. Les studios de modifications corporelles se multiplient.
Jadis utilisé comme rite de passage dans de nombreuses sociétés traditionnelles, le tatouage, de nos jours, à plus une importance dite « esthétique ». Cet effet de mode, à commencé par le milieu de la mode et plus précisément grâce aux créateurs Jean-Paul Gaultier qui faisait défiler ces mannequins tatoués.

defile-jean-paul-gaultier-vive-tatouages-L-j1CnwZLe choix d’une marque corporelle réside d’un acte personnel. Il ne révèle pas d’une évidence culturelle mais plutôt de l’approbation personnelle.