Le monde du travail

Le tatouage dans l’entreprise est semble-t-il aujourd’hui encore un frein à l’embauche comme à l’accession à certaines fonctions. Si il est communément admis, de nos jours, que le tatouage est porté par monsieur ou madame tout le monde, les barrières étant clairement tombées, sans distinction d’âge, d’appartenance culturelle, ethnique ou de milieu social, chacun connaissant forcément une ou plusieurs personnes tatouée dans son entourage plus ou moins proche, il n’en va pas forcément de même pour la perception du tatouage dans l’entreprise et dans le monde du travail. Petit état des lieux de la situation actuelle, de la législation et de la jurisprudence dans le domaine.

Dans le monde du travail, on constate que les gens fortement tatoués n’ont pas leur place dans certains domaines. Prenons l’exemple du milieu bancaire. Une banque travaille avec toute la société et non pas qu’une partie. L’image de celle-ci est véhiculée entre autre par ses employés. Elle pourrait perdre des clients si ses collaborateurs ne respectaient pas une certaine ligne de conduite par rapport à l’apparence et à l’habillement. C’est aussi le cas dans le milieu médical, administratif, touristique, etc. En fait, tout ce qui relie ces branches, c’est le contact avec une clientèle variée.

En parallèle à cette démocratisation du tatouage, qui a connu une entrée dans les mœurs très rapide ces 20 dernières années, la pratique consistant à s’encrer la peau, et plus généralement à apporter des modifications artificielles à son corps reste aujourd’hui encore pour une frange plus âgée de la population un signe auto-destructeur de rébellion et de mise en marge de la société, reliant la pratique à la drogue, la délinquance et autres préjugés à la vie dure.

A contrario, une personne fortement tatouée, dérangera moins dans certains domaines. En effet, il n’est pas rare de rencontrer des personnes tatouées sur les chantiers, dans les garages, les bars, etc. Dans ces corps de métiers, la clientèle attendra moins une apparence conventionnelle et attachera plus d’importance au travail fournit.

En conclusion, une personne densément tatouée se verra fermer des portes dans certains domaines.

Cependant, on peut émettre l’hypothèse que dans quelques années, l’intégration du tatouage dans le monde du travail pourrait changer. Les tatouages étant mieux acceptés par la nouvelle génération, on peut imaginer que nos banquiers, nos médecins ou nos agents d’assurance porteront des tatouages visibles et que leur apparence ne prendra plus le dessus sur leurs compétences.

De par sa popularité grandissante, associée à son caractère irréversible (ou presque), le tatouage est voué à se banaliser toujours plus, à sortir de la mauvaise image qu’il véhicule encore parfois dans les sociétés occidentales. Nous évoluons aujourd’hui dans une situation à mi-chemin entre acceptation généralisée et rejet non avoué, la législation en matière de body art en étant encore à ses balbutiements, que ce soit au niveau de l’encadrement de la pratique ou des codes tacites de notre environnement sociétal.

Dans nos sociétés actuelles où la pratique du tatouage et des modifications corporelles en général s’est largement épanouie, ces significations et ces symboliques semblent toujours opérantes. Le plus souvent revendiqué comme parure le tatouage n’en reste pas moins un signe de résistance permettant au sujet de clamer sa différence, son altérité, son unicité face aux corps lisses et sclérosés, aux corps-images dénués de chair qu’imposent les diktats esthétiques de nos sociétés contemporaines. Le tatouage est devenu une sorte de refuge et une ressource dynamique permettant de mettre à mal l’homogénéisation et la virtualisation des corps et des identités. Dans un monde mouvant, de plus en plus incorporel, la pratique du tatouage institue des corps « rematérialisés », réinvestis, singulièrement réincarnés qui luttent à leur façon contre les normes qui contraignent l’être et le paraître

Le tatouage amortit l’offense, l’agression extérieure ou le malaise intérieur. Il matérialise l’effusion de la souffrance, la transforme, la ritualise telle une auto-initiation. Si le tatouage constitue la trace indélébile de cet état douloureux, s’il en est la mémoire vivante à fleur de peau, il évoque néanmoins un passage, il signe une renaissance. Par cet acte alloplastique qu’est le tatouage, la peau devient l’objet d’un réinvestissement à la fois matériel et symbolique. Par lui, le sujet endigue le trop plein de souffrance, se répare, se ré-enracine, se ré-institue, se ré-origine. Ainsi, le tatouage crée une peau de résistance qui fait face et permet au sujet de refaire surface au sens propre comme au sens figuré.

Le tatouoigvhbage représente aujourd’hui pour la plupart de ses adeptes une démarche visant à se ré-approprier sa propre personnalité, à se forger une nouvelle identité, dans un cadre imposant ses codes culturels et ses modes de pensée au niveau global, poussant l’individu à ne plus penser par lui-même, tout en exacerbant, paradoxalement, son individualisme. Le tattoo n’est plus systématiquement considéré comme excluant l’individu, comme cela a été le cas par le passé, jusqu’à la fin des années 80, voire le début des années 90. Le tatouage était alors l’attribut des bikers, des blousons noirs, marins, taulard et autres skinheads, autant de groupes en marge de la société, pour diverses raisons propres à leur identité et à leurs convictions politiques, morales ou religieuses. Aujourd’hui, il apparaît plus comme une façon de démontrer son originalité, de crier sa révolte identitaire. Il est en phase de devenir jour après jour un accessoire de mode comme un autre, bien que cet aspect se heurtera toujours à la nature éphémère de la mode.

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Les différents styles de tatouages

Aujourd’hui, le tatouage s’est démocratisé, entraînant avec lui de nouveau style de tatouage, ou encore, une revisite des anciens style de tatouage, plus traditionnels. Selon certains tatoueurs, les jeunes regardent le passé comme quelque chose de solide, ce qui les attire vers les classiques.

En fonction des différentes cultures et civilisations, des endroits du corps sur lesquels ils sont appliqués, voire désormais selon la personnalité des artistes tatoueurs, les styles de tatouages peuvent être multiples. En plus de leurs significations variées, parfois codifiées, parfois non, on retrouve des grands courants de styles de tattoos :

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⦁ Le tatouage tribal : probablement le plus connu est l’un des plus demandé, un style à base de lignes courbes épaisses avec aplats de noirs le plus souvent. Ce style s’inspire des tatouages primitifs, comme le Moko Maori ou le Tatau polynésien traditionnel. On le retrouve dans les îles du pacifique avant tout, mais également sur les continents africains, américains, en Océanie…


old-school-sailors-tattoos⦁ Le tatouage old school : tatouage traditionnel très classique dont les motifs ont une signification très rock’n’roll, biker… Il s’agit d’un style au contours épais, avec un ombrage noir fort et des couleurs très vives.


⦁ Le dotart, ou art du point : un style de tatouage entièrement réalisé à partir de milliers de points, à l’instar du pointillisme en peinture. Cette technique est particulièrement adaptée pour donner des effets de matière très réaliste ou encore pour raviver un ancien tatouage

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tatouage-bio-mecanique-9⦁ Le tatouage biomécanique : tatouage visant à incorporer et mélanger des motifs biologiques, organiques et mécaniques. Ce style peut avoir de nombreuses déclinaisons, par exemple visant à donner l’illusion que le motif se trouve sous la peau du tatoué, façon cyborg. Le style H.R. Giger donne beaucoup d’inspiration au tatouage biomécanique.


5cc51d_17df27b85e2e47509db4874591307307.png_srz_721_531_85_22_0.50_1.20_0.00_png_srz Le tatouage asiatique traditionnel : inspiré de l’art asiatique, souvent japonais ou chinois, il est connu comme étant le style de prédilection de tatouage des Yakuzas. Les motifs et leur représentation sont très codifiés par la culture et ont une signification aussi forte qu’immuable et intemporelle (dragons, poissons, samourais, geishas, tigres, fleurs de lotus, grues…)


OLYMPUS DIGITAL CAMERA⦁  Le tatouage celtique : Dérivé celte du tatouage tribal, il peut être considéré comme faisant partie de la même famille, mais sa composition à base d’entrelacs et d’écritures celtiques lui confère un style bien particulier et reconnaissable, à base de motifs comme la croix celtique


Nikko-Hurtado-11⦁ Le tatouage morbid ou horror : style de tatouage inspiré des visuels tirés des films d’horreur (personnages violents ou sanguinolents, tueurs en série, monstres, aliens…) ou de science-fiction et de fantasy (le seigneur des anneaux, Alien et Giger sont là aussi bien présents), avec un graphisme aux connotations très gore. Ce style s’accomode parfaitement avec certaines caractéristiques du biomécanique et du réaliste dont il est au final une extension hybride : les principales iconographies de ce style tournent autour des cranes et de la mort, ce qui en fait un style très apprécié des amateurs de métal


tatouage-réaliste-fleur-400x573⦁ Le tatouage réaliste : comme son nom l’indique, il s’agit là de reproduire de façon réaliste un sujet : la photo et le portrait sont deux déclinaisons qui se prêtent à merveille à ce style de tattoo, dont le réalisme est souvent plus poussé avec des tatouages en noir et blanc aux détails infiniment poussés. Il s’agit là d’un des styles de tattoos les plus techniques et aussi les plus risqués. Les plus gros échecs de tatouages proviennent souvent de portraits ratés. On retrouve également dans le réalisme des animaux (parfois avec des effets de relief, des fleurs ou motifs naturels.


rick-genest-l-homme-le-plus-tatoue-au-mondeLe tatouage intégral : Il peut bien sur combiner plusieurs styles de tatouage différents, mais un travail sur l’unité d’une pièce globale correspond mieux à sa définition, le but étant d’obtenir un tatouage recouvrant l’intégralité du corps, que l’on va appeler “body suit” (combinaison corporelle). Il peut également être une collection de tatouages de tous styles. Quelques-uns des hommes et femmes les plus tatoués de France et du monde : Isobel Varley, Julia Gnuse, Rick genest aka Zombie boy, Lucky Diamond Rich, Etienne Dumont, Pascal Tourain…


⦁ Le tatouage « UV » ou « blacklight » : ce tatouage n’est visible que sous lumière uv, ou sous lumière noire, d’où son nom. Un tatouage encore très peu répandus en France.uv_tat10


194c3b78acc566e75c76cbbfe228ae04⦁ Le New School : Dérivé du style du Old school, mais beaucoup plus récent, le New School se démarque notamment par ses dégradés de couleurs. Les motifs restent les mêmes que ceux du Old School, à la différence près qu’ils sont modernisés, et font souvent appel aux effets tridimensionnels.


une-fleur-aux-quatre-petales-en-tatouage-polynesien_129493_w460⦁ Polynésien : le tatouage de style polynésien est caractérisé par des motifs traditionnels issus de la culture polynésienne. Le tatouage est réalisé uniquement à l’encre noire et est composé de lignes courbes ou de représentations stylisées d’animaux (requin, tortue, lézard, etc.).


⦁ Le tatouage 3D : Comme son nom l’indique, il s’agit d’un tatouge en 3 dimensions. Son style est assez nouveau, et il faut une très bonne maitrise du dessin afin de pourvoir effectuer ce genre de graphisme.3d-leg-tattoo

Affaire de stars

LLes-tatouages-de-stars-une-passion-encree_visuel_article2e fait que le tatouage en soit à ce point démocratisé et rentré dans les moeurs, plus pariculièrement chez la nouvelle génération, est en grande partie du aux stars, qui n’hésite pas à exhiber leurs tatouages à travers les médias. On peut prendre comme exemple Rihanna, ou encore Lady Gaga, icône internationnal pour beaucoup d’adolescents. Mais le tatouage ne compte pas uniquement le monde de la musique dans ces adeptes, mais aussi des acteurs, comme Angélina Jolie, Alyssa Milano ou encore Johnny Depp, tout comme les sportifs, à l’image de David Beckham ou Florent Manaudou.

Un symbole

  •  En Polynésie le tatouage est une carte d’identité, on doit comprendre en voyant la personne qui elle est uniquement en regardant ses tatouages. Rang, identité, classe sociale, passé, personnalité, tous les éléments important d’une vie sont retransmis sur son corps.
  • En Chine seules quelques minorités arborent des tatouages pour chasser des malfaiteurs, s’identifier ou encore célébrer la virilité de son porteur.
  • Au Japon le tatouage est une pratique ancienne qui a connu ses heures de gloires mais aujourd’hui elle a mauvaises presse car on l’assimile aux Yakuzas. Ces membres d’organisations criminelles ont pour coutumes de se tatouer le corps de la tête aux pieds.
  • En Russie les mafieux ont également pris l’habitude de se tatouer le corps comme un CV de criminel : nombre d’années passées en prison, actes commis, fidélité au clan, chaque symbole est fort en significations.
  • En Europe et en Amérique le tatouage a longtemps gardé un caractère péjoratif puisqu’il était relié aux criminels, aux femmes de petites vertues ou encore aux marins. Ce sont les minorités qui se tatoués pour se reconnaître entre eux. Aujourd’hui, le taouage n’est plus reservé aux marginaux.

Un art populaire

Aujourd’hui le tatouage est devenu très populaire depuis les années 70/80 . Les salons de tatouages se sont multipliés, les barrières de la morale sont tombées. Désormais n’importe qui peut être tatoué : jeune, vieux, toutes classes sociales confondues.Le tatouage est un art décoratif pour la majorité des personnes même si les symboles choisis revêtent une importance pour la personne qui les portent.

5511192Les tatoueurs eux-mêmes se réjouissent de cet engouement qui leur permet de réaliser leur passion mais comme l’affirme Tin-tin (ci-contre), célèbre tatoueur parisien et directeur du SNAT ( syndicat national des artistes tatoueurs ), il y a des bons et des mauvais côté à cette démocratisation du tatouage. Le tatouage est certes plus accessible ce qui le rend attractif mais n’importe qui peut se lancer dans l’aventure sans respecter les normes de sécurité ou les règles de l’art graphique. De plus, à l’origine marque fortement symbolique représentant la tribu, l’appartenance à un groupe, le tatouage perd de sa valeur lorsque des milliers de gens arborent les mêmes motifs.

2579146397_1Certains tatoueurs/tatoués peuvent même être révoltés par le fait que certaines personnes se font tatouer des symboles sans connaitre la signification, qu’ils assimilent parfois comme un manque de respect. Par exemple, certains se font tatouer une larme au coin de l’oeil, qui, pour certains, notamment dans le milieu carcérale, à une signification très forte. Ce tatouage, chère aux prisonniers, a pour signification un accomplissemt d’un acte de vengeance, d’un camarade ou membres de la famille, par le crime.

D’autres part, certains personne, qui ce sont fait tatoué dans un but précis, avec des tatouages ayant une signification importante, ont décidé de se détatoué, ne voulant pas être assimilé à ce phénomène de société.

Aujourd’hui, 20 % de la population américaine est tatoué et selon une étude Ifop, un français sur dix se serait déjà rendu chez un tatoueur. Quelle que soit la classe sociale, la profession, toute personne cache de moins en moins son tatouage. Par exemple, le journaliste Samuel Etinne (présentateur du 12/13 sur France 3) est un fervent admirateur de ces dessins du corps et il confiait récemment à France Dimanche cette réelle addiction. Les JO de Londres, ont été le florilège de cette augmentation du nombre de personnes tatouées : telle une exposition, nous avons vu tous nos plus grands sportifs tatoués.

Le tatouage s’impose comme une différenciation. Le tatouage est devenu cet objet décoratif, qui fera parti de vous à jamais. Purement dichotomique, il souhaite faire apparaitre une partie de votre moi intérieur mais très souvent en cachant aux autres la signification même du tatouage. Il a été demandé à Scarlett Johanson, la signification de son tatouage (dont nous ne reviendrons pas sur la polémique d’un pareil motif) mais elle souhaite que cela fasse parti d’elle en l’affichant mais n’en donnant pas pour autant la signification.

Souvenez-vous, lors du séisme en Haïti, Patrick Vaillancourt un information Pat-Vaillancourtde 37 ans, s’était fait tatoué plus de cent mille URL sur le corps dans l’espoir de récolter des fonds. Le concept était simple : chaque entreprise qui souhaitait voir l’URL de son site internet pouvait, pour la somme de 26 euro, profiter du corps de cet homme comme espace publicitaire. L’homme a donc récolté plus de 2,6millions de dollars à des fins caritatives, soit la construction de plus de 7000 logements en Haïti.

La tendance actuelle, est aux phrases, aux dates, aux prénoms. La typographie est d’or. Angelina Jolie, Eva Longoria, Victoria Beckham et autres stars ont lancé cette mode de faire apparaitre les dates importantes de leur vie, les prénoms et autres événements sur leurs corps, comme étant la trace indélébile de leur âme. Mais les mots “tendances et mode” ne peuvent pas cohabiter dans la même phrase que “tatouage”. Tout simplement parce que la mode est un effet éphémère à l’inverse de l’encre.SexyDesktop Wallpaper Image

Comme une drogue, un tatouage est souvent le début d’une longue série d’autres tatouages. Reflet de l’esprit, le tatouage est en constante évolution et donc nous en voulons un petit en plus, aller, encore un petit ici. La piqure est devenue une drogue, et le narcissisme en est renforcé par l’affirmation encore plus profonde de notre individualité.

Les instruments

Comment parler de tatouage, sans parler de machine à tatouer ?
La machine à tatouer est apparue en 1891 aux USA. Elle a été créeoreilly_patent par le tatoueur Samuel O’reilly. Elle est aussi appelée dermographe ce qui signifie « écrire (graphe) sur la peau (dermo) ». Cette invention a révolutionné le monde du tatouage car elle a permit du faciliter sa réalisation. De plus il faut noter le fait que le principe de cette machine est toujours le même depuis son invention.

Le tatoueur utilise des machines différentes en fonction de ce qu’il veut faire. En effet, la puissance des bobines et du condensateur, l’épaisseur des ressorts avant et arrière et les types d’aiguilles sont importantes :

  •  Une traceuse : pour tracer, le tatoueur préférera une machine puissante et rapide. Les bobines seront de 6 à 8 spires. Le condensateur de 15 à 22 uf. Le ressort avant sera épais. La fréquence sera de 140 hertz. Les aiguilles montées sur celle-ci devront être effilées et au nombre de 3, 5 ou 7.
  • Une ombreuse : pour ombrer, il se servira d’une machine lente et souple. Les bobines seront de 8 à 10 spires. Le condensateur de 33 à 47 uf. Le ressort avant sera moins épais. La fréquence sera de 110 hertz. Les aiguilles seront voûtées et au nombre de 5, 7, 9, 11, 21, ou 45.
  • Une remplisseuse : pour le remplissage, il se servira d’une machine puissante. Les bobines seront de 10 à 14 spires. Le condensateur de 47 à 68 uf. Le ressort avant sera encore plus fin. La fréquence sera de 90 hertz. Les aiguilles seront voûtés et au nombre de 5, 7, 9, 11, 21, ou 45.

Les aiguilles sont soit en inox, soit en acier chirurgical ou en carbone et ont la particularité d’être pleines. Leur diamètre peut varier entre 0,25mm et 0,45mm. Elles sont toujours monter en faisceau, de façon impaire, pour éviter qu’il y ait un intervalle entre elles. En ce qui concerne les faisceaux d’aiguilles, il y a deux formes possibles. D’abord il y a la forme ronde qui permet un tracé régulier et linéaire. Puis il y a la forme magnum qui est la plus répandue. Elle permet un travail rapide car les aiguilles sont superposées en décalé et forme une surface plus importante. De plus, elle a la singularité de faire de plus beau dégradé et d’atteindre des endroits inaccessibles avec une autre forme de faisceau. Cependant son utilisation reste plus délicate car il faut maintenir les aiguilles parallèles à la peau.

Stylo_edisonLe prédécesseur de la machine de tatouage a été le stylo électrique inventé par Thomas Alva Edison et breveté sous le titre Stencil-Stylos à Newark, au Etats-Unis en 1876 a été initialement conçu pour être utilisé comme un dispositif de duplication, mais en 1891, Samuel O’Reilly a découvert que la machine Edison peuvent être modifiés et utilisés pour introduire de l’encre dans la peau, et plus tard a breveté un système de tube et l’aiguille de fournir un réservoir d’encre.

Alors que la machine O’Reilly a été basé sur la technologie de tatouage de rotation du dispositif d’Edison, machines de tatouage modernes utilisent des électroaimants . La première machine basée sur cette technologie était une seule bobine machine brevetée par Thomas Riley, de Londres , à seulement vingt jours après O’Reilly a déposé le brevet pour sa machine rotative. Pour sa machine, Riley a placé une modification de sonnette de montage dans une boîte en cuivre. Le moderne à deux bobines de configuration a été breveté par Alfred Charles Sud, également de Londres. Parce qu’il était si lourd, un ressort était souvent fixé sur le dessus de la machine et le plafond de tirer le maximum du poids de la main de l’opérateur.
Les machines de tatouage les plus modernes peuvent contrôler la profondeur aiguille, la vitesse et la force de la demande, ce qui a permis de tatouage de devenir une forme d’art très précis. Ces progrès dans la précision ont également produit un style de tatouage du visage qui a atteint la popularité traditionnelle en Amérique appelé dermapigmentation , ou « maquillage permanent ».

Conclusion

On peut donc voir que le tatouage est un intemporelle, mais ne doit pas être fait pour suivre juste une mode, car il est indélébile. Le tatouage reste quelque chose de sacrée, même s’il est tout de même moins qu’auparavant. Son geste rappelle à l’Homme qu’il est bien vivant : par la douleur ressentie, même si celle-ci c’est bien diminuer et est devenue supportable grâce à l’invention des démographes, mais aussi par son indélebilité. Hier symbole des marginaux et des rebelles, le tatouage a peu à peu changé d’identité. Aujourd’hui, tellement la démocratisation du tatouage est importante, on pourrait même dire que la tendance c’est inversé, et que le fait de ne pas être tatoué serait un signe de marginalisation




On peut donc se demander quel sera le prochain style de tatouage après le tatouage blacklight ou encore le 3D ? Mais aussi, pouvons-nous émettre l’hypothèse, que plus tard, les marginaux seront uniquement les gens non-tatoués ?